Année charnière pour la revalorisation des huiles de friture usagées

vendredi 14 novembre 2008
par  Roulemafrite17
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Oléron, le 14 novembre 2008. Le salon nautique de Paris sera l’occasion pour les acteurs oléronais de présenter leurs actions et initiatives en matière de préservation et de valorisation des écosystèmes. Milieu naturellement fragile par définition, le littoral permet également d’expérimenter de nouveaux modes de production énergétique privilégiant les circuits courts et la revalorisation des agro-déchets.

C’est ce dispositif que met actuellement en œuvre l’association Roule ma frite 17 en alimentant les locomotives du Petit train touristique de Saint-Trojan avec de l’huile de friture usagée recyclée récupérée dans les restaurants de la commune. Cette expérimentation validée par les équipes du secrétaire d’Etat aux transports fait l’objet d’un suivi méthodologique et d’analyses qui permettront d’aboutir à la mise en place d’un protocole de référence. L’huile filtrée étant alors considérée comme une ressource énergétique à part entière. « Nous souhaitons valider un cahier des charges permettant d’avoir une approche globale sur toute la filière de la plante au moteur, explique Laurie Durand chargée de mission au sein de la structure. Après maintenant deux saisons d’activité et plus de 20 000 litres collectés ou distribués de manière locale nous venons de montrer qu’il est possible de créer de la valeur de manière sociale, environnementale et comptable tout en ayant des ratio économiques permettant d’ouvrir et de pérenniser des emplois à l’année. »

Grâce à cette dynamique reposant sur la collecte, la transformation et la distribution d’un déchet local revalorisé, d’autres gisements vont pouvoir également être exploités. Les coquilles de moules inertes ou les algues de culture et d’échouage possèdent en effet un potentiel réel et sérieux de développement.

Intégrées dans les démarches déjà engagées par la communauté de communes d’Oléron (Agenda 21), le Pays Marennes Oléron (dossiers européens Leader et FEP) où la Région via sa politique d’excellence environnementale (travaux de Valagro), ces actions contribuent directement à façonner ce nécessaire virage que doivent prendre aujourd’hui les acteurs d’un territoire. Il ne s’agit plus de considérer un écosystème comme un élément d’une équation économique mais bien de rappeler que c’est l’économie (micro et/ou macro) qui reste un seul des éléments qui composent un écosystème global.

« Qu’il s’agisse d’une révolution copernicienne comme l’estime Lester R. Brown ou non, notre génération a la responsabilité d’agir dans une direction nouvelle où le coût environnemental n’intervient plus en bout de chaîne. Il faut dès le départ penser son activité en l’intégrant dans un schéma où l’empreinte écologique est la plus limité possible, analyse Grégory Gendre coordinateur de l’association. L’huile est dans ce sens un outil pédagogique particulièrement intéressant pour montrer de manière très tangible qu’il est non seulement possible mais rentable d’agir. »


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